
CLES
CLES de COMPREHENSION
Etudier nos contes peut être l'occasion de développer une meilleure connaissance de nous mêmes, de nos réactions et de nos attitudes inconscientes dans la vie. En cela on peut rejoindre les démarches de focusing ou de pleine conscience.
Questionnement si vous jouez seul
•Avez-vous rencontré des obstacles particuliers lors de l'écriture de votre conte ? (Difficulté d'intégration ou oubli de certains éléments, résistances diverses, émergence d'émotions...) : lesquels ?
Face à la règle on peut réagir par :
•la révolte : c'est trop bête!
•la fuite : je n'en tiens pas compte!
•la ruse : je me débrouille pour masquer ou embrouiller!
•l'assertivité : je relève le défi, j'ai quelque chose à apprendre!
•Avez-vous ajouté des éléments de votre cru ?
ou bien vous êtes vous astreint à n'utiliser que les éléments tirés ?
( La démarche ne propose ni n'interdit rien à ce sujet)
•Comment vous êtes vous senti libre de faire ou de ne pas faire ?
•Y a-t-il des images de votre conte qui entrent en résonance avec votre vie ?
•Si chacun des personnages était une partie de vous-même, laquelle serait-ce ? Comment se manifeste-t-elle ? Vous sert-elle ou vous dessert-elle ?
•Comment le héros se fait-il des amis ? Des ennemis ? Et vous ?
•Votre conte a reçu un 1er prix, écrivez la dédicace qui a été écrite sur la médaille commémorative. Y a-t-il d'autres domaines de votre vie où vous méritez une pareille dédicace? Qu'est-ce que ça implique pour vous ? Quels devoirs est-ce que cela vous crée ?
•Imaginez maintenant la réaction du public, au moment où vous recevez ce prix ? Que fait-il ? (il se lève pour m'acclamer, il applaudit poliment, il s'endort... s'en va...?)
•Quelqu'un vient vous féliciter à haute voix, puis à l'oreille : que dit-il ?
(Voir plus bas : d'autres questions peuvent également vous intéresser dont l'interview du journaliste, même si vous jouez seul).
Questionnement si vous jouez à plusieurs
Il est intéressant d'échanger à la fin du conte, sur les réactions suscitées en chacun par l'intervention d'une autre personne, lorsqu'elle a prit la suite, changé le cours de l'histoire, a abouti à une fin différente de celle qu'on envisageait.
Le groupe entier, dans cette formule, débattra et se mettra d'accord sur le titre à donner, la morale de l'histoire, puis chacun dessinera la dernière image de l'histoire, telle qu'il/elle l'imagine.
Puis un partage sur les dessins aura lieu, partage qui peut être silencieux, et dans tous les cas respectueux.
SORTIR DES SCHEMAS NEGATIFS
Croyances
L'enregistrement de nos croyances dans notre cerveau, se fait par connexions nerveuses,
teintées de nos émotions. Plus nous les répétons et plus elles s'inscrivent largement et
profondément comme des sillons de plus en plus creusés.
Si de votre scénario se dégagent des croyances négatives, le petit travail suivant peut vous aider (si vous pouvez avoir auprès de vous une présence amie vigilante, prête à détecter vos messages non verbaux contradictoires, cela peut être très utile, pour vous aider à affirmer une nouvelle croyance congruente, qui ne soit pas sapée par vos diablotins intérieurs) :
•repérer la croyance négative: exemple "je dois me sacrifier pour les autres"
•stopper la croyance négative :
- STOP, c'est Faux !
- argumenter : "si je me laisse couler est-ce que cela va sauver vraiment quelqu'un ?"
- affirmer une croyance positive ou de vie avec congruence : "je rends plus de service à mon entourage en étant joyeux et en équilibre, de façon authentique. (Bien sûr, faire semblant n'est vraiment pas souhaitable !!)
•expliquer pourquoi il est utile de contrôler cette croyance négative, exemple : "parce que je me fais avoir par des gens qui se font porter par moi, au lieu de faire leur part d'effort personnel, ce qui ne me rend pas service et ne leur rend pas service".
•Décider d'une nouvelle stratégie : comment m'y prendre ? Exemple : "à partir de ce moment même, j'accepte de reconnaître mes limites et d'être clairvoyant(e), en ce qui concerne ceux qui sont tout à fait capables de trouver des solutions par eux-mêmes. Je développe ma confiance en moi et dans les autres". Je débusque toutes les occasions où en mon absence ils ont trouvés des solutions."
Scénarios les plus courants dans les contes
Rédiger des contes nous permet de découvrir les principaux scénarios de vie tels qu'ils ont été décrit par Eric Berne, père de l'Analyse Transactionnelle.
Ils sont à la base de toutes les histoires, et en sont le ressort, ils interviennent souvent à notre insu dans nos vies. En devenir conscient, nous permet de prendre un recul et d'arrêter l'engrenage, s'il nous déplaît, car il existe des scénarios gagnants et positifs.
Il y a 3 grands scénarios de base, qui se sont élaborés à partir de notre histoire de vie ou de la signification que nous avons donnés aux attitudes de nos parents ou de notre entourage :
•un scénario relatif au sentiment de notre compétence et de notre intelligence pour résoudre les problèmes, s'il est positif, ou de notre incompétence, ou inintelligence, s'il est négatif, nourri par notre surmoi exigeant, et des attitudes parentales maladroites qui pensent à la place de leur enfant, se montrent humiliants, ou hyper logiques. Celui-ci est appelé "SANS RAISON", il nous interdit de penser par nous-mêmes.
•un scénario relatif au sentiment d'être aimé ou pas aimé, qui va nous amener à développer soit une correcte affirmation de soi, soit un sentiment d'abandon, de rejet, d'indignité, de non-valeur. L'entourage s'est montré indifférent, un des parents n'aimait pas l'enfant, ou ne savait pas répondre à ses besoins, l'enfant à été abandonné... Celui-ci est appelé "SANS AMOUR". Il nous interdit d'aimer et d'être aimé.
•un scénario relatif au ressenti de nos émotions et pulsions, qui va soit favoriser une expression simple, saine et spontanée, soit développer un contrôle excessif parce que "ces choses-là sont très dangereuses". Cela peut provenir de parents puritains, ayant le souci du quand-dira-t-on, qui se sentent débordés par les forces pulsionnelles et émotionnelles de leur enfant. Celui-ci s'appelle SANS JOIE. Il nous interdit de sentir et ressentir.
Chacun de ses scénarios de base est susceptible d'agir sur un ou plusieurs domaines de notre vie.
1 - Celui de notre identité, et de notre droit d'exister
L'image que je me fais de moi comme étant capable de penser, agir, réussir...
Ou incapable (" je n'y arriverais jamais "...défaitisme.).
L'image que j'ai de moi comme étant digne d'être aimé, d'être intime ou indigne ("jamais je ne serais reconnu, quoi que je fasse"... dépression).
Le droit d'avoir des émotions, des pulsions, des désirs sains... ou pas ("je dois dériver mes énergies, les utiliser à travailler, ne jamais avoir de temps pour faire ce qui me plaît le plus, ou seulement à la sauvette,... surpression, tension, surmenage).
Le mythe de référence est celui de Tantale, plongé dans l'eau jusqu'au cou dans un lac entouré de vergers, il est brûlé d'une soif qu'il ne peut étancher et dévoré d'une faim qu'il ne peut rassasier, car chaque fois qu'il veut boire, l'eau du lac s'évapore et chaque fois qu'il veut manger les fruits s'évanouissent.
2 - Celui de notre droit d'exercer un pouvoir
J'ai un pouvoir :
•sur ma capacité à être responsable de ce que je vis, peut devenir "je dois toujours en faire plus, car tout repose sur mes seules épaules, si cela ne va pas c'est toujours de ma faute, tout est de ma faute"... coupable).
Le mythe de référence de ce scénario est celui d'Arachné. Arachné brodait de façon merveilleuse : elle osa défier la déesse Athéna qui avait donné aux hommes les techniques du tissage, de la poterie et de la broderie. Arachné gagna le concours et Athéna rageuse détruisit le travail d'Arachné qui se pendit de chagrin. Athéna la ressuscita en araignée qui tisse et retisse sans cesse sa toile.
•sur ma vie affective, qui peut devenir "si ça cloche avec les autres, je suis seul responsable, c'est parce que je ne suis pas digne"... entraîne une attitude égocentrique et un sentiment de solitude, une tendance aux compulsions, on remet sans cesse l'ouvrage sur le métier....
•sur mes émotions et pulsions : "je voudrais ne pas pleurer, ne pas m'intéresser au sexe, mais c'est plus fort que moi, tout cela me déborde, je suis partagé entre les exigences de ma volonté et mes désirs, et j'ai le choix entre me laisser déborder ou rester bloqué".
Je n'ai aucun pouvoir :
•dans ma vie, " je suis soumis au destin qui décide tout pour moi, je ne peux que m'adapter. C'est écrit, laissons la vie en décider, on verra bien... je ne peux pas prévoir la fin, ce qu'il adviendra, je sais bien que je devrais décider..." culpabilité et résignation.
•Dans mes amours, je dépends des autres : j'essaie de leur plaire à tout prix, pour recevoir le minimum de marques d'attention...mais j'ai peur de m'engager car j'ignore ce qui m'attend ", dépendance et contre-dépendance.
•En ce qui concerne mes émotions et ressentis : "c'est pas vraiment moi, ça m'échappe, j'y peux rien, tant pis, je cède " laxisme ou lâcher prise", c'est selon.
Le mythe de référence est celui de Philémon et Baucis, pauvres gens qui accordèrent l'hospitalité à deux voyageurs qui se révélèrent être Jupiter et Mercure. Pour les remercier Jupiter leur promit de leur accorder ce qu'ils désiraient. Ils demandèrent simplement à ne jamais être séparés. Jupiter détruisit le village, et épargna la maison de Philémon et Baucis qui devint un temple, eux moururent tard et à leur mort furent transformés en chêne et en tilleul, poussant côte à côte à la porte du temple.
3 - Celui de nos croyances dans la vie
Celles-ci sont élaborées à partir de nos expériences positives ou négatives, des traumatismes subis.
Trois principales tendances se dégagent dans les croyances négatives :
1 - Pour l'instant ça va, mais la vie est pleine de mauvaises surprises, et j'ignore ce qui peut me tomber dessus après, cela m'effraye et m'angoisse". Anxiété.
"Dans mes amours je crains d'être abandonné à tout moment, je ne me sens pas en sécurité. Et d'ailleurs cela se produit." Abandon.
Je dois me méfier de mes émotions, de mes désirs, de mes pulsions, c'est dangereux, que va-t-il m'arriver après si j'y cède ? J'ai bien mérité de faire un bon repas, mais gare demain j'aurai pris un kilo !" Conflit intérieur.
Le mythe de référence est celui de Damoclès, courtisan du tyran Denis l'Ancien, qui ne cessait de vanter le grand bonheur de son maître. Pour lui faire comprendre combien le bonheur des rois est fragile, Denis, au cours d'un banquet, fit suspendre au-dessus de la tête de Damoclès une lourde épée attachée à un crin de cheval, et il donna l'ordre à ses serviteurs de le servir et l'honorer autant que lui-même. Damoclès fut au comble du bonheur jusqu'au moment où levant les yeux il découvrit l'épée.
2 - Il faut souffrir pour être heureux. "On doit toujours payer le prix avant".
Plus je ferai d'efforts, plus je gagnerai le droit d'être heureux et récompensé. Conditionnel.
Je dois mériter la récompense, mais je ne sais pas comment m'y prendre, je manque trop de volonté, je suis bloqué, je ne sais par où commencer, ou quoi décider. Finalement je préfère être en échec, ou m'arrêter tout de suite plutôt que de faire un tel effort". Echec.
Je me donne du mal pour mériter l'amour des autres... mais ils ne s'en aperçoivent pas... c'est pareil au boulot, jamais de félicitations mais je continue quand même, peut-être qu'un jour j'y arriverai. Parfois je m'arrange pour être malheureux pour être consolé, c'est toujours ça mais finalement je suis tellement pris par les efforts que je fais, que je n'ai plus le temps d'être intime ". Masochisme.
Je me suis assez donné de mal comme ça, j'ai bien le droit de me faire plaisir quand même ! D'accord, je bosse comme un fou, mais j'ai bien le droit de faire une bonne bouffe! Mais une fois à la retraite, ce sera le farniente ! Contrôle et rigidité.
Le mythe de référence est celui de d'Héraclès : fils de Zeus il provoqua dès avant la naissance la jalousie d'Héra qui tenta de le tuer en envoyant 2 serpents que le nouveau-né d'une force prodigieuse étrangla. Devenu grand il se distingua par une force peu commune, mais dans un accès de folie, il tua sa femme Megara et les enfants qu'il avait eu d'elle, Il fut condamné, pour expier ses crimes à obéir au roi Eurysthée qui le détestait et lui imposa 12 travaux impossibles à réaliser, ce que parvint cependant à faire Héraclès. Il épousa alors Déjanire qu'il avait arrachée au fleuve Achéloüs, mais Nessus tenta de la lui enlever. Héraclès le tua, puis s'éprit de Iole.
Déjanire envoya à Héraclès la tunique de Nessus, censée le rendre fidèle, las à peine l'a-t-il passée, qu'il se consuma dans d'atroces souffrances. Il se tua, mais un nuage descendit du ciel et emporta le héros dans l'Olympe, où il devint immortel et épousa Hébé, déesse de la jeunesse et de la beauté...
3 - Dans la vie, ne réussis pas trop, tu risques de tomber de haut.
Je ne dois pas trop réussir, cela va m'attirer des ennuis : si je suis plus brillant que mon père, le meilleur de la classe, il va y avoir des jaloux... je vais perdre mes copains. Si je deviens riche, je risque d'être dépouillé... mieux vaut échouer, ma sécurité est à ce prix. Bien sûr, tout le monde dit que je peux mieux faire.
Chaque fois j'échoue près du but ! Et je dois tout recommencer à zéro, ça me rend fou de voir ça, je ne comprends pas ce qui m'arrive, j'ai pourtant mis toutes les chances de mon côté. Echec par peur des jaloux.
Chaque fois, je crois que cela va être le grand amour, et chaque fois ça casse et je suis rejeté, pourtant je ne sais quoi faire pour plaire à l'autre, je l'entoure, et ça craque toujours pour une vétille, on m'accuse d'être étouffant. Fusionnel, possessif.
Cela fait dix fois que je recommence, j'en ai marre, jamais de plaisir! Puisque c'est ça, n'allez pas le raconter, je vais prendre une biture tout seul chez moi, au moins là rien ne m'est interdit ! Désespoir et goût du secret.
Le mythe de référence est celui de Sisyphe. Sisyphe, roi de Corinthe était un homme rusé et entreprenant. Un jour Il voit un aigle immense qui enlevait une jeune fille, il devine qu'il s'agit de Zeus, et quand le père recherche sa fille il l'aide à la retrouver. Zeus condamne le délateur à rouler sans cesse une roche jusqu'en haut d'une montagne, au fond de l'Hadès. Quand il parvient au sommet, le poids l'entraîne vers le bas et le travail est à recommencer.
But du scénario
La vie d'un être humain ressemble à une chanson, il y a le refrain et les couplets.
Le refrain redit périodiquement la même chose, les couplets introduisent une liberté.
Le refrain peut porter le nom de scénario : il est programmé, inchangé tout au long de la chanson, parfois, seule la dernière phrase du dernier couplet est changée.
Dans notre vie, nous avons des espaces de liberté, qui suivent une ligne mélodique précise, et par moment, après chaque couplet plus ou moins long, nous revenons à notre base : le refrain.
Il arrive que certaines personnes chantent en permanence le refrain et en soient prisonnières. A ce moment le scénario devient pathogène.
Le reste du temps, le refrain est révélateur des outils comportementaux automatiques, à notre disposition pour faire face à toutes les circonstances…ce qui n'est pas toujours adéquat.
Prendre conscience du refrain, en peser les mots, les gestes, les croyances, c'est acquérir une nouvelle liberté : celle de continuer ou de développer d'autres aptitudes mieux adaptées aux circonstances.
Travailler sur notre scénario, qui peut être positif ou négatif, nous permet de découvrir si le refrain que nous chantons est optimiste ou pessimiste, s'il nous encourage à vivre, à mourir, à rire ou à pleurer.
Les personnages des contes que nous écrivons ont quelque chose à voir avec nous, même s'ils sont outrés ou simplement esquissés. Ils parlent de nos convictions, de nos potentiels, de nos pulsions. Ils symbolisent aussi les personnages qui ont marqué notre vie, ceux dont nous avons introjectés les comportements, croyances et façon d'être.
Chaque scénario vise dans un premier temps, à nous protéger, à assurer notre sécurité en limitant la prise de risque immédiate quand nous sommes enfants. Le problème, c'est que cette stratégie ayant réussi, nous la conservons automatiquement alors qu'elle n'est plus adaptée.
Il est sans doute très efficace d'être maladroit à 10 ans pour ne pas mettre la table ou faire la vaisselle... mais si à 25 ans nous ne pouvons pas prendre un volant sans cogner notre voiture cela devient problématique.
Sans qu'elle puisse absolument tout expliquer et être totalement responsable de notre scénario de vie, l'attitude de nos parents et de notre entourage a une influence sur sa construction.
La permission qui nous est donnée d'exister sera entamée par des parents égocentriques qui considèrent l'enfant comme un "gêneur", ou se targueront de ne pas l'avoir désiré.
La permission qui nous est donnée d'être puissant, sera entamée par des parents hyper exigeants, qui demandent à l'enfant plus qu'il ne peut en fonction de son âge.
Le sentiment de destinée peut venir de parents autoritaires, ne faisant pas de concessions qui décident tout à la place de l'enfant, y compris ce qu'il doit apprendre à décider par lui-même, par les aléas brutaux de l'existence : changement imprévus, maladies...
Les croyances positives dans la vie seront entamées par les propres croyances défaitistes de parents déprimés, malheureux, rigides, moralistes et plus particulièrement si l'enfant est hypersensible et à des difficultés à affronter les problèmes que lui pose l'existence;
Ou elles le seront par des parents très conditionnels, super exigeants, à moins qu'ils ne soient exagérément protecteurs, consolants quand ce n'est pas nécessaire.
Les croyances relatives à la réussite seront entachées par un entourage jaloux, envieux ou doutant de soi (dans ce dernier cas, l'enfant ne veut pas peiner son parent en réussissant mieux que lui).
Nos scénarios négatifs, ne sont pas une malédiction... et nous pouvons re-décider notre vie pour les transformer en scénarios positifs, car l'énergie mal employée peut être reconvertie en atout.
Remédiation des scénarios négatifs
Vous trouverez ci-dessous quelques idées directrices sous-tendant la "réparation" de vos scénarios négatifs. A vous d'élaborer la phrase qui sonne juste pour vous. Vos réactions en face de la tâche à réaliser que représente le conte, et face au conte, et à la façon de se comporter du héros, peuvent servir de base à cette remédiation et à un développement personnel.
Droit de penser : "sans raison"
"Je pense de façon personnelle et originale, comme tous les êtres humains"
Droit d'aimer et d'être aimé : "sans amour"
"J'ai le droit d'aimer et d'être aimé. Personne ne peut m'obliger à l'aimer. Je ne peux obliger personne à m'aimer mais je peux m'aimer et veiller sur moi comme un bon parent attentif."
Droit de sentir et ressentir : "sans joie"
Les émotions et les pulsions sont ce qu'elles sont. Elles sont physiques et ne sont pas sous la dépendance directe de la volonté. Je dois donc accepter leur existence, et appliquer ma volonté, non à les supprimer, mais à les canaliser dans des activités appropriées et satisfaisantes pour ne pas me nuire ni nuire à autrui, en pratiquant le respect de moi-même et celui des autres.
Droit d'exister :
Du seul fait que je suis vivant, j'ai le droit de participer au repas des Dieux, ma participation même faible est une contribution qui profite à tous, comme celle des autres me profite. Mes parents ne me voulaient pas, mais la Vie, qui est au-dessus de leur volonté, m'a voulu, moi.
Je m'évalue par rapport à mes propres performances.
J'ai le droit d'exprimer mes émotions, sentiments et désirs.
Droit d'être puissant :
J'ai le droit de me tromper : de l'erreur sort la vérité et le progrès : c'est ainsi que j'apprends.
J'ai le droit d'aimer, de ne pas aimer, sans me sentir en faute (matières, personnes, idées...)
J'ai le droit et le devoir de prendre en considération mes émotions et mes pulsions, afin de garder intactes mes motivations.
Sentiment de destinée :
OK, la vie nous impose des contingences, et je n'ai pas toujours la main, mais ce sont les frottements qui créent l'électricité. Tout projet se heurte à la réalité et cela l'enrichit. J'apprends à m'adapter et renonce à une souplesse apparente qui en réalité cache une rigidité : mon refus de prendre ma vie en main face à l'adversité.
J'appose mon sceau sur ma vie : je m'affirme face au destin.
Je peux satisfaire mes besoins sans être puni.
Croyances dans la vie :
Les problèmes de la vie sont là pour m'aider à développer mes talents, je suis fait pour être créatif et j'ai les atouts pour cela.
Je n'ai pas besoin d'être parfait pour être aimé. Je dois apprendre que toutes les choses ont un cycle, naissent, vivent, croissent, évoluent et meurent, pour laisser place à d'autres choses, qui elles aussi, à leur tour croissent vivent et meurent. Et il en est de même de l'amour, dans mon coeur comme dans celui des autres.
Dans tout changement il y a un cadeau à découvrir.
La vie c'est gratuit : j'apprends à prendre ma mesure. Je cesse d'exiger de moi plus que je ne peux donner ici et maintenant. Je supprime de mon vocabulaire : il faudrait, je devrais... Je prends la décision de faire tout de suite ce que je peux faire ou si c'est impossible, le premier pas qui va dans cette direction et le profite tranquillement de la vie.
J'ai le droit d'être heureux sans contrepartie : le malheur n'est pas une monnaie d'échange!
Jouer, aimer, exprimer ses émotions, ses désirs, ne sont pas un luxe, ce sont des exigences énergétiques dont je ne me prive pas sans péril et risque de perversion de l'énergie.
Croyances par rapport à la réussite :
Ma réussite ne fait d'ombre à personne, et personne n'a le droit de me détruire pour cela, ni celui de me demander de me saborder pour son confort. Je prends la décision de réussir, et au besoin je m'éloigne des jaloux.
Mon droit d'être aimé est indépendant de ma réussite.
J'ai le droit d'avoir des désirs et de les réaliser même si d'autres n'apprécient pas.
Nota :
L'écoute des contes et des réactions des enfants peut permettre de repérer des scénarios négatifs qui se mettent en place, et de rectifier le tir : quand on est parent en repérant quelles sont celles de nos attitudes qui peuvent les engendrer.
Cet outil est également très intéressant à utiliser avec des personnes d'un certain âge : il permet de repérer en particulier des difficultés de structuration de la pensée, et peuvent permettre de mieux comprendre le fonctionnement de personnes qui tout en gardant de bonnes aptitudes intellectuelles, n'arrivent plus à gérer certaines activités (mise en relation d'éléments, anticipation…).
Ce jeu a fait l'objet d'un dépôt qui le protège, l'auteur est heureuse de partager ce travail avec vous et vous remercie de ne pas le commercialiser sans son accord.